Intervenance

A PROPOS D'INTERVENANCE
Accueil > Actualités > Actualités de nos consultants > Protrait de métier > Détail

Actualités de nos consultants

 

Chantal Chevalier – Consultante sur l’emploi des personnes handicapées
Quatre ans après la mise en œuvre de la loi destinée à renforcer l’accessibilité des personnes handicapées à l’emploi, les embauches ont augmenté de 24 %. Ce progrès, Chantal Chevalier, consultante sur l’emploi des personnes handicapées, le constate au quotidien. Son métier : aider les entreprises à comprendre le handicap et trouver avec elles les solutions pour recruter, intégrer et maintenir dans l’emploi les personnes concernées.

La loi sur le handicap de 2005 a-t-elle réellement bousculé les habitudes des DRH ? Chantal Chevalier : La problématique s’est posée bien plus tôt aux entreprises, au moment de l’adoption, en 1987, de la loi qui les oblige à employer des personnes handicapées dans la proportion de 6 % de l’effectif. Cependant, il est vrai que la nouvelle législation sur le handicap de 2005 est venue donner un coup d’accélérateur, en alourdissant la contribution financière à l’Agefiph que doivent payer les entreprises ne remplissant pas le quota de 6 %. Ces dernières années, un grand nombre d’entre elles ont donc décidé de se mobiliser et d’investir pour recruter des travailleurs handicapés plutôt que de continuer à payer la contribution. Pour faire cet effort d’adaptation et de réorganisation, elles ont besoin d’être soutenues et conseillées. C’est mon rôle. Plus précisément, qui fait appel à vos services ? C.C. : En l’occurrence, je distingue deux types de demande. La première : il s’agit d’entreprises qui ont déjà amorcé une politique d’emploi des personnes handicapées et qui se tournent vers moi pour accompagner leur mission handicap. C’est le cas notamment d'entreprises de la grande distribution ou de groupes de prévoyance avec lesquels je collabore en réalisant un diagnostic des freins et des leviers au développement de leur politique d’emploi des personnes handicapées. Puis, je les aide à mettre en place des actions de formation ou de communication ciblées à destination du personnel. L’autre type de demande vient de syndicats ou de fédérations professionnelles qui me sollicitent pour que j’intervienne auprès de leurs adhérents. Ce sont généralement des entreprises qui sont en retard sur la problématique de l’emploi des personnes handicapées : elles n’y ont pas ou peu réfléchi, elles savent qu’elles ont une obligation parce qu’elles font leur déclaration à l’Agefiph tous les ans, mais ne se sont pas encore mobilisées. Quels types de prestations mettez-vous en place pour les aider ? C.C. : Tout dépend des besoins de l’entreprise. Certaines souhaitent comprendre pourquoi leur taux d’emploi de personnes handicapées est si faible. Je procède alors à un diagnostic court. Pendant trois jours, je mène des interviews auprès des responsables de l’entreprise et de la direction des ressources humaines pour faire un état des lieux de la situation en interne. Puis j’enquête auprès des partenaires extérieurs qui interviennent dans le domaine du recrutement : ANPE, Cap emploi, médecins du travail, etc. L’objectif : déterminer les obstacles à l’emploi des travailleurs handicapés afin de les lever. J’interviens également dans la formation des managers et des responsables des ressources humaines. Au cours de séminaires, nous répondons ensemble à certaines questions essentielles telles que : qu’est-ce que le handicap ? Comment les personnes handicapées travaillent-elles ? Comment doit-on s’organiser ? Il s’agit de faire sauter certaines idées reçues sur le handicap (3 % seulement des personnes handicapées se déplacent en chaise roulante, 80 % des handicaps sont invisibles) et de les aider à mettre en place des solutions pratiques pour recruter et intégrer au sein de l’entreprise les travailleurs handicapés. Enfin, j’entretiens un réseau de partenaires : traducteur en langue des signes, ergonome, spécialiste en matériels pour l’aménagement de lieux de vie adaptés aux personnes handicapées, etc. Et je mets ces différents acteurs en relation avec mes clients. Quelles évolutions de fond touchent actuellement votre secteur d’activité ? C.C. :Si la loi de 2005 a incité les entreprises à employer des personnes handicapées pour des raisons financières, je pense également que la société connaît depuis un an ou deux une réelle prise de conscience. Cette évolution du regard, voire même de l’acceptation, je la constate lors des formations. Et je l’entretiens en rappelant au début de chaque séminaire que le handicap peut toucher tout le monde. Conséquence du recul de l’âge de départ à la retraite, le handicap risque d’ailleurs de toucher de plus en plus de travailleurs. Les entreprises vont devoir faire face à une nouvelle problématique : comment se réorganiser pour maintenir dans l’emploi une personne auparavant valide et touchée par un handicap lié au travail, à l’âge ou à une maladie. Enfin, mais ceci concerne la question du handicap dans sa globalité, le 1er janvier 2015, l’ensemble des établissements accueillant le public devront être accessibles aux personnes à mobilité réduite, malvoyantes et sourdes ; administrations, universités, postes, mais aussi magasins seront dans l’obligation de se mobiliser et auront besoin d’expertise sur la question ! Comment avez-vous été amenée à vous spécialiser dans le conseil sur l’emploi des personnes handicapées ? C.C. : J'ai débuté ma carrière il y a 20 ans en tant que formatrice du Programme d’Enrichissement Instrumental (PEI), qui consiste à aider les personnes en difficultés à réapprendre les fondamentaux du raisonnement : faire une déduction, se poser les bonnes questions, s’orienter dans l’espace. J’ai ensuite intégré un groupe de formation et de conseil en tant que consultante et chargée de recherche & développement en matière d’ingénierie de formation et d’accompagnement sur les ressources humaines. Enfin, en 2005, j’ai décidé de me spécialiser sur la problématique de l’emploi des personnes handicapées. Ce thème s’est imposé à moi tout naturellement, car il rejoint la sphère des ressources humaines en entreprise à savoir, le recrutement, la formation, la gestion des carrières… et qu’il apporte un regard plus humain sur cette problématique. J’ai à mon tour été formée par une structure spécialiste de la question. Et je me suis également documentée et j’ai rencontré de nombreuses associations. Pourquoi avoir choisi d'exercer en tant que consultante Intervenance ? C.C. : Après 15 années passées au sein d’un groupe de formation et de conseil, j’ai décidé en 2005 d’ouvrir mon champ de compétences. Ne souhaitant pas monter ma propre entreprise et n’étant pas une femme de chiffres, la solution du portage salarial proposée par Intervenance m’a semblé être la plus adéquate. D’un point de vue pratique, je suis dégagée de la gestion administrative pour laquelle je n’ai aucune compétence. Par ailleurs, Intervenance me permet de conserver ainsi mon statut de salariée tout en profitant d’une réelle liberté : je choisis moi-même mes domaines d’intervention, mes clients, mon rythme de travail, etc.
accueil          plan du site          infos légales            imprimer          recommander          aA          Contact