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Actualités de nos consultants

 

Caroline Jolly – Consultante et formatrice en marketing
Un des plus beaux succès professionnels de Caroline Jolly ? Avoir contribué, en tant que chef de produit, à relancer les biscuits chocolatés BN, au creux de la vague dans les années 90. Depuis, elle a changé de statut professionnel (du salariat au consulting), mais pas d'objectifs : réussir à fournir aux entreprises une réponse adaptée à leurs problématiques marketing. De la réalisation d'études au déploiement d'un plan marketing, quels sont les grands axes de ses interventions ? Eléments de réponse.

Réalisez-vous souvent des études marketing, quantitative ou qualitative, pour le compte de vos clients ? C.J. : L’étude, c’est le point de départ de ma démarche ! Lorsqu’une entreprise fait appel à moi pour l’accompagner dans la mise en place ou le renouvellement de sa stratégie marketing, il est indispensable de comprendre la situation, les enjeux et le point de vue des consommateurs sur le produit. Personnellement, je mène principalement des études qualitatives. Cette démarche est empruntée à la psychosociologie. Ici, pas de chiffre, pas de statistique, mais des comportements, des attitudes, des ressentis. Je procède en organisant des tables rondes de consommateurs ou des interviews en face en face, au cours desquelles les personnes m’expliquent leur relation au produit. Leurs perceptions, leurs motivations d’achat ou au contraire leurs freins à consommer m’aident à comprendre et à construire ma recommandation au client en vue d’élaborer la stratégie marketing. L’étude quantitative quant à elle est une démarche de « mesure » qui relève davantage de la statistique : un échantillon de personnes est interrogé sur la base d’un questionnaire fermé – « Êtes-vous très satisfait ? Plutôt satisfait ? Pas satisfait ? » - qui permet d’établir un constat. Sa réalisation demande des moyens plus importants à mettre en œuvre tant sur le plan des interviewers que du matériel (des logiciels informatiques de statistiques). Votre intervention va-t-elle plus loin ? Pouvez-vous contribuer à l'évolution de la stratégie marketing d'ensemble d'une entreprise ? C.J. : Tout dépend des besoins du client. En l’occurrence, deux cas de figure se distinguent. Le premier : une entreprise possède une équipe marketing et a recours à mes services uniquement pour réaliser l’étude, dont les conclusions seront exploitées en interne. Le deuxième : le client me confie alors l’étude ainsi que la mise en oeuvre des recommandations. Mes recommandations sont bâties à partir des résultats de l’étude, mais je fais aussi appel à mon intuition et à ma créativité. Ce cheminement intellectuel m’amène à établir la stratégie marketing : une synthèse entre ce qui concerne les exigences et contraintes du marché (concurrence, consommateurs) et ce qui est de l’ordre de l’entreprise (son dirigeant, ses capacités, ses ambitions). Concrètement, mes recommandations portent sur le choix des segments de marché, les cibles de consommateurs, le positionnement - c’est-à-dire l’image à donner au produit, à la marque ou à l’entreprise - et la direction prend la décision finale. Dans ce type de mission, je me définis comme une ressource marketing : je conseille, j’accompagne, j’aide et je réalise. La formation occupe-t-elle une part importante de vos activités ? C.J. : C’est effectivement un aspect important de mon métier. J’enseigne en formation initiale, auprès d’étudiants (Bac +3, Bac +4, Bac +5), au sein principalement de deux établissements de la région ouest : l’ESSCA à Angers et Sciencescom à Nantes. Dans cette dernière, je participe avec les étudiants à de véritables missions marketing confiées par des entreprises. En tant que coach ou tuteur, je les guide dans la réalisation de ces cas concrets. Mon objectif : fournir un travail de qualité à l’entreprise et aider les étudiants à se professionnaliser. Enfin, je forme aussi des salariés dans le cadre de la formation continue. Ce rôle de formatrice est très important pour l’exercice de mon métier en général. Il m’oblige à prendre du recul sur la matière que j’enseigne et surtout à envisager l’avenir. Je ne peux pas enseigner à mes étudiants le marketing comme nous le faisions il y a 15 ou 20 ans, mais celui dont les entreprises ont besoin aujourd’hui et voudront demain. Quelles évolutions de fond touchent actuellement votre métier ? C.J. : Deux grandes tendances influencent actuellement le marketing. La première est l’avènement des nouvelles technologies de l’information et de la communication : Internet, mais plus récemment le Web 2.0 ou l’internet collaboratif. Avant, l’entreprise concevait un produit, lançait sa campagne marketing, et le consommateur l’achetait ou non. L’entreprise était le seul maître de son message. Aujourd’hui, avec Internet, les blogs et les forums, le message peut être contesté par les consommateurs. Un exemple : une société américaine qui fabriquait des antivols a dû en retirer 400 000 du marché, rembourser ses clients et repenser son produit en quelques mois, car un consommateur, qui était parvenu à ouvrir l’antivol avec un crayon, a diffusé sur Internet une vidéo le montrant faire. Parallèlement, c’est un nouvel outil de communication pour les entreprises, qui permet de faire participer très tôt le consommateur dans la promotion et la mise en avant d’un produit ou d’une marque. L’autre grande tendance est celle du développement durable. Depuis 30 ans la logique du marché est : produire plus, consommer toujours plus. Aujourd’hui, la société se rend compte que cette logique n’est plus viable. Les ressources se raréfient, les déchets s’accumulent. Certaines entreprises sont conscientes de l’impact du développement durable sur l’acte de consommation. D’autres non. C’est mon rôle de les accompagner vers ce que j’appelle un marketing durable. Proche des enjeux du développement durable. Pourquoi avoir choisi d'exercer en tant que consultante d'Intervenance ? C.J. : Il y a dix ans, je me suis aperçue que j'avais fait le tour de mon métier, et que j'avais besoin de plus de responsabilités et de nouveaux défis. Parallèlement, en raison de la naissance de mon deuxième enfant, j'avais besoin de retrouver plus de liberté et de temps pour m'occuper de ma famille. D’emblée, la solution proposée par Intervenance m’a convenu. D’une part, parce que je conservais un statut de salarié avec une protection sociale bien plus avantageuse que celle d’un indépendant (indispensable pour une mère de famille). D’autre part, parce que je suis ainsi dégagée de la gestion des factures, des problèmes de recouvrement, de toute la gestion administrative, etc… Je peux me concentrer à plein temps sur mon travail et sur ma famille !
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