Intervenance

A PROPOS D'INTERVENANCE
Accueil > Actualités > Actualités de nos consultants > Protrait de métier > Détail

Actualités de nos consultants

 

Guy Rézeau, consultant en gestion économique des projets
Le quotidien de Guy Réseau est fait de chiffres à neuf zéros… Son métier : aider les maîtres d'ouvrage à monter et gérer leur budget pour des programmes immobiliers tels que des plateformes aéroportuaires, des complexes hôteliers ou des gratte-ciel et des salles de spectacles prestigieuses comme l’Opéra Comique ou le TNP. Quelles méthodes emploie-t-il pour fixer le juste prix de ces projets pharaoniques ? Petits secrets professionnels d'un consultant d’Intervenance de haut niveau, régulièrement sollicité par de grands investisseurs nationaux et internationaux, ainsi que par des associations dont l’objet concerne un bâtiment culturel ou un lieu de mémoires.
Un client vient vers vous avec un projet de complexe hôtelier. Comment faites-vous pour déterminer que sa mise en œuvre va s’évaluer en dizaines, centaines ou milliers d'euros ? G.R. : L'équation ne se pose pas exactement en ses termes, dans le sens où le client (en l'occurrence, souvent, un cabinet de programmation ou d’urbanisme) attend de moi une étude de faisabilité. En d'autres termes, il arrive avec un projet encore relativement flou (pas de concept architectural de défini) et veut que j'estime son coût de réalisation en fonction de différents scénarii avec une appréciation des risques liés à chacun. Mon rôle est de lui dire : si vous effectuez tel choix, il vous en coûtera tant ; si vous effectuez tel autre, le prix augmentera/diminuera de x% et de mettre en place telle ou telle procédure pour tenir l’objectif économique. Le rapport que je remets à la fin de ma mission est un outil d'aide à la décision : il permet au client de faire des arbitrages entre différentes options et, éventuellement, de découvrir et de rectifier des incohérences dans son projet. Concrètement, avez-vous une grille d'analyse, à travers laquelle vous scannez chaque projet qui vous est présenté ? Quelles sont les questions que vous vous posez systématiquement ? G.R. : Première étape : analyser les risques… et leur impact possible sur le coût de construction ! Par exemple, le client dispose rarement d'une étude de sol précise de l'emplacement du projet immobilier. A moi d'imaginer les différentes hypothèses envisageables et de déterminer un coût à chacune ! Viennent ensuite l'analyse des contraintes règlementaires (avec notamment l'obligation, dans les pays occidentaux, de respecter des normes de plus en plus élevées en termes de développement durable et d’accessibilité aux handicapés), celle de la structure des bâtiments (sismicité, stabilité au feu, etc.), des techniques et des matériaux employés, de sa logistique, etc. Dans les faits, il s'agit d'un travail qui impose de réfléchir (ou anticiper…), non pas seulement sur la construction du bâtiment stricto sensu, mais aussi sur sa maintenance et son exploitation sur le long terme. Ainsi, pour un pays chaud, mieux vaut choisir un système de climatisation qui soit économique à l'usage, plutôt qu'à l'installation, étant donné l'utilisation que l'on va en faire… A moi de signaler au client l’incidence économique induite ! Vous arrive-t-il également d'intervenir en amont de la mise en œuvre d'un projet ? G.R. : Effectivement, et c’est ma spécialité. La première se produit lorsque l'acquéreur d'un bien (une chaîne d'hôtel, par exemple) me demande d'effectuer un audit de patrimoine, c'est-à-dire d'évaluer les différents bâtiments, leur état général, les travaux à effectuer… Dans ce cadre, je me déplace sur les sites, en général accompagné d'un agent immobilier, et j'effectue leur évaluation de l'existant. Autre situation fréquente : un maître d'œuvre me demande d'analyser les comptes d'un maître d'ouvrage pour vérifier que le résultat final correspond bien au cahier des charges, et que les budgets impartis ont bien été respectés. Il s'agit, en quelque sorte, d'effectuer un jeu des sept erreurs… et il est rare que j'en sorte bredouille ! Parmi les problèmes les plus fréquents : le non respect des surfaces initialement prévues, les prestations oubliées (en général, parce que le sous-traitant chargé de les réaliser pensait qu'elles étaient du ressort d'un autre) et, tout simplement, les erreurs de calcul ! La crise des subprimes affecte gravement, actuellement, le secteur de l'immobilier. En avez-vous déjà ressenti les conséquences ? G.R. : Pas réellement, dans le sens où une grande partie des projets qui me sont confiés (actuellement près de 35%) s'effectuent à l'export, dans des pays en plein boom économique comme la Russie ou la Chine et les pays producteurs de pétrole qui dégagent une manne importante pour leurs investissements. Mais surtout parce que mes interventions concernent des projets publics complexes, cette stratégie avait permis au cabinet anglo-saxon qui m’employait à l’époque, de passer la crise qui avait suivi le 11 septembre 2001 en maintenant sa marge de croissance, alors que les projets d’investisseurs anglo-saxons et hôteliers, s’arrêtaient les un après les autres. En revanche, la situation doit être différente pour des métiers qui s'exportent peu ou mal, tels que l'ingénierie d’exécution par opposition à celle de conception. En effet, la Chine, par exemple, a des ingénieurs tout à fait formés et compétents… avec un niveau de rémunération salariale incomparable à celui de leurs homologues français ! Autrement dit, inutile pour un concepteur d'essayer de vendre en Chine les prestations « de production » d'ingénierie menées par des professionnels hexagonaux : il n'a aucune chance d'être compétitif ! Quels bénéfices tirez-vous de votre statut de consultant isalarié ? G.R. : Avant de m'installer à mon compte, j'ai eu une longue carrière de salarié (12 emplois en 37 ans), qui m'a permis de passer progressivement du métier de métreur à celui d'économiste et maintenant de conseil-formateur, mais dont j'ai relativement mal vécu les dernières années. Il faut savoir qu'en entreprise, l'économiste de la construction travaille constamment dans le stress : il a peu de moyens pour prendre, dans des délais très courts, des décisions dont l’effet est parfaitement mesurable. Conséquence : j'ai ressenti, à un moment, le besoin de reprendre ma liberté, et de me mettre uniquement la pression que j'avais envie de supporter. C'est exactement ce que me permet l'Isalariat : mes relations me permettent de choisir mes missions, je les mène à mon rythme (et dans le respect des délais) et je n'ai aucune paperasserie administrative à gérer… ce qui me laisse l'opportunité de me concentrer entièrement sur mon activité ! Enfin, élément d’importance, les conseils d’Intervenance m’ont permis de revoir sensiblement mon niveau de rémunération, avec un fort taux de succès de mes propositions d’accompagnement …
accueil          plan du site          infos légales            imprimer          recommander          aA          Contact