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Actualités de nos consultants

 

Bâtir une stratégie de design global
Design produit, identité visuelle, webdesign, packaging, signalétique… Jean-François Gemmrich, designer/consultant en design global, fait partie des créatifs qui mettent leur fibre artistique au service des entreprises. Sa dernière mission : refondre l’Intranet d’une filiale de Steelcase, numéro un mondial du mobilier de bureau. Retour sur une intervention stratégique, réalisée au sein du cabinet Intervenance isalariat.
Dans quelles circonstances intervient un consultant en design global ? J.-F. G. : On perçoit parfois les designers comme des artistes. Nous sommes avant tout des tacticiens. L’intervention d’un designer global consiste à combler un « hiatus », un décalage entre l’image renvoyée par l’entreprise et sa stratégie de marché et/ou de communication. Nous intervenons pour lui redonner une image forte et cohérente, en accord avec l’ensemble de ses produits et de ses services. Nous la poussons et l’aidons à prendre conscience de l’importance d’une stratégie et d’un management basé sur la créativité et l’innovation. Dans le cas de Steelcase, le problème est né de la fusion de la filiale Details avec la maison mère : comment adapter et intégrer l’offre, les supports de vente et de communication, la gestion et le suivi des commandes sans perturber le réseau de concessionnaires ? Au travers de l’intégration de cet Intranet, j’ai tenté d’apporter une réponse. Comment avez-vous défini votre plan d’attaque ? J.-F. G. : Aucun designer ne se présente auprès d’une entreprise avec des idées préconçues, des solutions clés en main. Son travail exige qu’il se mette à la place de tous les acteurs concernés (dans et hors de l’entreprise), et qu’il comprenne leurs contraintes et leurs besoins conscients et latents. Une démarche transversale, qui utilise aussi bien les ressources du marketing (questionnaires, études de marché) que celles des sciences humaines et de la prospective (études sociologiques, ethnologiques, etc.). Pour Steelcase, cette approche a révélé l’importance cruciale du site Intranet, en tant que creuset de l’esprit de groupe des différents concessionnaires. Quelles ont été les différentes phases de mise en forme de votre projet ? J.-F. G. : Une fois le problème compris dans sa globalité, le designer utilise toutes les ressources créatives à sa disposition (pré-esquisses, dessins, maquettes) pour présenter ses axes de recherche au client. Pour Steelcase, l’objectif était de générer de l’émotion : il fallait imaginer pour l’Intranet une interface qui fédère et qui enthousiasme. Son usage devait paraître simple, voire évident, malgré la richesse des contenus. Ceux-ci devaient pouvoir être aisément atteints, consultés ou téléchargés. Le design est au service des fonctionnalités, des contenus et des utilisateurs. Au-delà des connaissances techniques acquises et de quelques règles d’or, c’est la sensibilité créative doublée de l’intuition et de l’expérience qui me sont propres, qui se sont exprimées sur le plan esthétique. Mais, bien entendu, aucun choix n’a été adopté sans la consultation des futurs utilisateurs. Avant la phase de réalisation (en collaboration avec des SSII), j’ai mis en place, à partir de prototypes, une phase de test auprès des différents concessionnaires. Le recueil de leur avis a permis de m’assurer de leur approbation du projet, mais aussi de les impliquer dans la construction de l’édifice, et donc de les faire passer d’une situation subie (la disparition de Details) à un acte volontaire (l’entrée dans la nouvelle entité Steelcase). En quoi l’isalariat était-il un atout pour la réalisation de cette mission ? J.-F. G. : Steelcase, en pleine restructuration ces dernières années, a compris depuis longtemps l’intérêt de faire appel à des compétences externes : plus de flexibilité, et la possibilité de faire appel à des experts, sans pour autant devoir les salarier à plein temps. L’entreprise voulait donc impérativement avoir recours à un consultant, pour la mission qu’elle proposait. De mon côté, en fin de CDD pour Details (où j’assurais la communication on-line), j’étais le mieux placé pour répondre à ses attentes : j’ai donc sauté le pas. L’Isalariat a satisfait toutes mes ambitions : conserver les avantages du statut de salarié, tout en étant déchargé des contraintes administratives. Il m’a permis d’acquérir une vraie liberté dans ma démarche commerciale, dans l’organisation de mes missions et de ma vie familiale.
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