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Actualités de nos consultants

 

Dans les arcanes des systèmes boursiers
Avec la crise des subprimes, les marchés financiers sont extrêmement instables. Le 21 janvier 2008, la Bourse de Paris a chuté de 6,83%... du jamais vu depuis le 11 septembre 2001. C’est dans des situations de ce genre que les business analysts, ces hommes de l’ombre des services informatiques, prennent toute leur importance. Leur rôle : s’assurer que les systèmes de négociation des bourses résistent à la pression des volumes de transactions. Éléments d’explication avec Alexandre Hassanaly, business analyst et consultant isalarié, en mission pour la Deutsche Börse, la bourse allemande.
La crise des subprimes a-t-elle eu des répercussions importantes sur votre activité ? A.H. : Si je travaillais de l’autre côté de la barrière (c’est-à-dire dans les banques), je nourrirais sans doute des inquiétudes sur le plan professionnel : il est probable que, dans le contexte actuel, les groupes bancaires réduisent de manière drastique leurs investissements, y compris en matière informatique. En revanche, en ce qui concerne les bourses, c’est tout l’inverse. Il faut bien comprendre que les bourses sont les instances organisatrices du marché, dont l’objectif est de mettre à disposition des traders le système de négociation le plus performant possible. De ce fait, dans un contexte de volatilité des marchés que nous connaissons, elles ont plus que jamais besoin de pouvoir compter sur un système informatique suffisamment solide pour gérer un nombre extrêmement élevé de requêtes (ordres d’achats et de ventes, consultation d’information en temps réel, etc.). Plus précisément, en quoi consistent également vos missions au sein de la Deutsche Börse? A.H. : Mon rôle consiste à accompagner DBS, la société de service informatique interne à la Deutsche Börse, dans la mise en place de nouvelles versions logicielles pour son système de négociation. J’ai ainsi été amené à travailler sur différents projets tel que « Broadcoast All Trade Prices », un outil diffusant l’historique des cours de négociation en temps réel sans interruption du matin jusqu’au soir. Un autre exemple de projet plus fonctionnelle « Market Marker Allocation », consistant à introduire un nouveau algorithme de matching des ordres d’achat et de vente passés par les traders (allocation préférentielle attribuée aux ordres émis par les teneurs de marchés en fonction de leur quota). En ce moment, je participe sur un projet d’optimisation des performances du système destiné aux traders et permettant d’obtenir, en temps réel, des informations sur la profondeur des carnets d’ordre et les meilleures fourchettes d’achat/vente. Dans tous les cas, le niveau d’exigence est extrêmement important. Pas de droit à l’erreur : la continuité du service et la confidentialité des données doivent être assurées à tout moment. Concrètement, quelles sont les différentes étapes de la mise en œuvre d’un projet ? A.H. : Tout commence par une phase d’audit et d´études (requirement specification, functional specification, high level design et technical design) qui portent successivement sur les plannings et les coûts, la méthodologie générale, et les spécifications techniques. Après validation de ces différentes phases par les « team leaders » et des spécialistes hors projet, on passe à la phase opérationnelle (codage) puis à celle très importante, de test du progiciel. En l’occurrence, la conception des scénarii de tests (ou test models) est effectuée par une autre équipe projet, afin que personne ne se trouve à la fois en position de juge et partie. En tant que telle, la phase de tests débute par les system tests, qui consistent à voir si la nouvelle version n’a pas de conséquences néfastes sur l’ensemble du système intégré. Elle se poursuit par les tests de performance, destinés à vérifier la robustesse des composants; et se conclut enfin par les tests d’acceptance et de simulation, lors desquels les utilisateurs finaux contrôlent l’adéquation de la version avec leurs besoins. L’ensemble de ce processus doit être réalisé, en moyenne, en 3 à 6 mois, ce qui est extrêmement rapide. Quelles « bonnes pratiques » avez-vous constatées qui pourraient, selon vous, être importées d’Allemagne en France ? A.H. : L’extrême souplesse du système de management me semble être le principal atout de l’organisation du travail outre-Rhin. En particulier, contrairement au modèle français, on n’hésite jamais à inverser les rapports hiérarchiques d’un projet à un autre. Autrement dit, quelqu’un qui serait team leader sur un projet peut tout à fait devenir « simple quidam » sur un autre, et travailler sous les ordres de quelqu’un qu’il pilotait auparavant, sans que cela ne pose problème à personne. Ce mode de fonctionnement permet de mieux utiliser les compétences de chacun, en mettant toujours à la tête d’un projet celui qui a l’expertise la plus pointue en la matière. Pourquoi avoir fait le choix de travailler en tant que consultant ? A.H. : Foncièrement, j’ai ce qu’on peut appeler une âme de travailleur indépendant. Je ne suis pas devenu consultant par la force des choses, mais de manière volontaire, dès 36 ans, parce que j’avais envie de choisir mes missions, plutôt que d’être affecté à tel ou tel client par ma hiérarchie sans avoir mon mot à dire. Dans ce contexte, le choix de faire appel à l’isalariat s’est imposé à moi naturellement, dans la mesure où je n’avais pas l’intention de perdre mon temps à m’occuper des contingences administratives, extrêmement lourdes en France. La société Intervenance prend en charge l’intégralité de la gestion commerciale et juridique de mon activité : j’ai l’esprit libre pour me consacrer à mes missions.
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